DES QUESTIONS CONCERNANT LE DERNIER MOIS AVANT LE MARATHON?

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1. C’est mon premier marathon, quel plan choisir ?
Pour une première expérience sur marathon, une référence sur semi peut être une bonne source d’informations. Il faut toutefois
que votre chrono sur semi date de moins d’un an et reflète vos capacités du moment. Votre temps sur semi va vous donner un
cadre pour prévoir votre performance sur marathon, mais il serait présomptueux de vouloir prédire un temps précis. Chaque
coureur réagit différemment au doublement de la distance et la perte de vitesse sera plus ou moins importante selon les qualités
d’adaptation. Concrètement, si vous avez réussi 1 h 45 au semi, le choix d’un plan en 4 heures est réaliste. Mais selon l’analyse
de votre semi, les difficultés éventuellement éprouvées pour le finir, un plan en 4 h 15 sera peut-être préférable. Pour un
premier marathon, mieux vaut rester prudent dans le choix de votre objectif, même si la bonne réalisation de votre plan peut
ensuite vous donner des regrets.

 
2. Pourrai-je vraiment tenir 42 km à l’issue de ce plan ?
Il est normal d’être impressionné par la distance à couvrir avant un premier marathon. Mais pour une première expérience,
votre objectif, c’est finir. Vous devez donc, après avoir choisi un plan raisonnable, aborder cette expérience sans pression, en
envisageant la course comme un moment de plaisir sportif que vous allez gérer avec votre condition du moment et surtout les
acquis de votre préparation. Soyez confiant et dites-vous que grâce à votre préparation, vous pourrez terminer, et que pour un
premier marathon, l’alternance de course et marche est une bonne alternative.

 
3. Pourrai-je éviter le fameux «mur» du 30e ?
Ce sont souvent les coureurs qui flirtent avec le maximum de leurs capacités qui se heurtent au « mur ». Cet état d’épuisement se
caractérise par une baisse des réserves énergétiques : c’est le moment où les réserves de glucides s’épuisant, votre organisme va
utiliser les lipides pour continuer à pouvoir produire un effort ; certains coureurs réagissent moins bien que d’autres à ce
changement de carburant. Après des heures d’efforts, une fatigue musculaire s’installe et les muscles perdent de leurs aptitudes
à se contracter correctement.
Le mur pourra être évité grâce à une gestion rigoureuse de votre allure de course, un ravitaillement régulier, tout cela répété
lors de votre préparation. Mais, s’il survient, gérez votre fin de course en fonction de vos sensations, en n’hésitant pas à alterner
course et marche. Pour un premier marathon, il faut plutôt parler de baisse (normale) de régime que de «mur», mais la parade
est la même : 2 mn de course puis 30 s de marche jusqu’au retour de meilleures sensations qui vous permettront de terminer
confortablement.

 
4. Que faire si j’ai l’impression de ne pas avoir assez de kilomètres dans les jambes ?
Il s’agit d’une impression très subjective, liée à la pression de la course qui approche. On se met à douter de la qualité (et de la
quantité) de sa préparation pour bien tenir la distance, surtout pour un premier marathon. Pour vous rassurer, relisez votre
programme d’entraînement et envisagez votre préparation dans sa globalité. Vous vous apercevrez alors que cela fait de
nombreuses semaines que vous accumulez les kilomètres et les séances et que la meilleure approche du marathon consistera –
eh oui ! – en une récupération adaptée quinze jours avant la course.

 
5. Puis-je faire plusieurs sorties très longues qui me rassureraient ?
Courir 42,195 km représente un beau défi et on a toujours l’impression de ne pas être prêt, avec le réflexe de vouloir se rassurer
en réalisant des sorties encore plus longues. Mais en faisant cela vous accumuleriez de la fatigue à un moment où vous devriez
au contraire emmagasiner de la fraîcheur physique. Même si la réalisation de votre programme a été perturbée et que vous
n’avez pas pu réaliser certaines sorties, la période située à J – 15 du marathon – où l’on a souvent ce mauvais réflexe – doit
nécessairement être laissée à la récupération. Vous aurez plus de chance de réussir votre course en soignant votre récupération
qu’en ajoutant au dernier moment un entraînement épuisant.

 
6. J’ai du mal à dormir et encore plus les derniers jours…
À l’approche de l’objectif, certains coureurs sont dans un état d’excitation et ont un sommeil perturbé. C’est normal. Durant
votre préparation, rassurez-vous : le dosage maîtrisé de vos efforts et votre bonne hygiène de vie tout au long de votre
préparation vont vous permettre d’être en forme. Si, durant cette préparation et encore plus à l’approche de la course, le
sommeil ne vient pas, inutile de vous forcer à rester au lit et de chercher le sommeil à tout prix. Prenez un livre (pas stressant)
et détendez-vous en attendant que le sommeil vienne naturellement. Bien entendu, sera proscrite toute prise médicamenteuse
qui aurait un effet désastreux sur entraînement puis sur votre performance.

 
7. Les risques de blessures me perturbent, aux pieds surtout…
Première règle : ne pas courir un marathon avec des chaussures neuves mais bien rodées lors de votre préparation. Vous ferez
donc votre préparation avec des chaussures qui vous conviennent et que vous porterez le jour de la course.
Vous pouvez préparer vos pieds en les massant avant chaque entraînement, surtout avant les sorties longues, avec une crème
anti-frottement, puis, chaque soir des quinze derniers jours, avec un jus de citron pour éliminer toutes les peaux mortes. Enfin,
la dernière semaine, massez une fois par jour vos pieds avec une pommade grasse afin de nourrir votre épiderme.
Le jour de la course, enduisez vos pieds d’une couche épaisse de crème anti-frottement, mais sans la faire pénétrer : une
garantie contre les ampoules.

 
8. Quels ravitaillements prévoir et comment les organiser ?
Toute une gamme de matériels vous permettra d’être autonome le jour du marathon : Camelbak, porte-bidon, ceinture
énergétique… Vous pourrez ainsi emporter le ravitaillement énergétique que vous aurez testé à l’entraînement et le prendre à
votre rythme. Car c’est bien lors de votre préparation – bien avant le jour de la course ! – qu’il faudra tester les ravitaillements
qui vous conviennent et apprendre à les organiser grâce à un équipement adéquat. En effet, si vous optez pour une prise
énergétique toutes les 40 mn, selon votre vitesse de course, ce temps ne correspondra pas forcément avec un ravitaillement sur
les tables. En étant autonome, bien préparé dès votre entraînement, vous pourrez respecter ce rythme : eau toutes les 20 mn et
prise énergétique toutes les 40 mn (gel d’effort, morceau de barre énergétique dosée pour l’effort, sucre…).

 
9. Que prendre pour me ravitailler, durant ma préparation et le jour J ?
On l’a vu, tout commence lors de votre préparation où vous testerez vos «ravitos». D’abord, prenez un ravitaillement
énergétique : morceau de banane ou fruits secs, gel, petit morceau de pain d’épice. Pas d’agrumes, ni de barres trop sucrées qui
perturberaient votre glycémie. Puis vous boirez un verre d’eau ou quelques gorgées d’une bouteille tout en continuant à
marcher. Tout cela déjà lors de votre préparation.
Le jour J, aux tables, vous éviterez de trop vous attarder pour reprendre rapidement le cours de votre course. Toutefois, ce
passage aux ravitaillements combinera relâchement musculaire avec marche et recharge énergétique.

 
10. Un café fort avant les entraînements difficiles et le jour J ne me donnerait-il pas un coup de fouet ?
Pour ceux qui boivent habituellement du café, pas de problème au petit déj’ durant votre préparation et juste avant la course.
Mais ne cédez jamais au mythe du café « coup de fouet ». Le jour J, entre la fin de votre échauffement et le départ, buvez
quelques gorgés d’une boisson d’attente (du jus de pomme dilué avec de l’eau) qui vous permettra de maintenir une glycémie
stable jusqu’au départ.

 
11. Dois-je avoir recours à un meneur d’allure pour mon premier marathon ?
Tout dépend de votre objectif. Si votre but est juste de terminer la course, référez-vous à vos sensations et gérez votre effort
comme sur une sortie longue, en alternant marche et course comme vous le faisiez sans doute à l’entraînement.
Si vous vous êtes fixé un objectif chronométrique (ex. : 4 h 30), vous pouvez suivre un groupe avec meneur d’allure, mais
n’hésitez pas à le laisser partir si vous avez la sensation que cela va trop vite.

 
12. Comment m’équiper s’il pleut le jour J ?
Dès votre préparation, si vous courez sous la pluie, équipez-vous comme vous le feriez pour le jour J. Un poncho vous
protégera de la pluie. Une petite pluie fine favorisera votre régulation thermique et vous pourrez simplement ajouter un teeshirt
en fibres techniques sous votre débardeur. S’il s’agit d’une pluie plus soutenue, avec une température fraîche, vous devrez
protéger votre musculature. Optez alors pour un collant long ou un corsaire et pour un maillot à manches longues en fibres
respirantes (pas de coton qui se comporte comme une véritable éponge). Et s’il fait très froid, n’hésitez pas à mettre deux
couches l’une sur l’autre. Vous compléterez par une casquette (ou un bonnet) et des gants afin de limiter les déperditions de
chaleur.
Si vous n’avez pas un objectif très « pointu », vous pouvez garder un coupe-vent respirant léger que vous nouerez autour de votre
taille en fin de la course.

 
13. Et s’il fait très chaud ?
En cas de grosse chaleur, une casquette et un système d’hydratation (Camelbak, porte-bidon…) performant vous permettant de
boire très régulièrement seront indispensables. Ne manquez aucun point d’eau le jour de la course. Et lors de votre préparation,
faites de même : buvez quelques gorgées et arrosez-vous afin de diminuer votre chaleur corporelle. Enfin, adaptez votre allure
de course à ces conditions particulières en adoptant dès le début un rythme plus lent que prévu.
Si la chaleur diminue notre aptitude à réaliser une bonne performance, ce n’est pas important pour un premier marathon où le
but est de gérer au mieux les conditions extérieures pour bien finir.

 
14. Comment prévenir d’éventuelles douleurs musculaires ?
Les crampes et autres tiraillements aux mollets, aux cuisses (quadriceps et ischios) sont le résultat d’une fatigue musculaire
normale car liée à la répétition d’efforts, mais aussi neurologiques (la durée de l’effort fait que votre cerveau ne contrôle plus
correctement la contraction musculaire). Déjà lors de vos sorties longues, si cela vous arrive, ralentissez votre rythme et
marchez pour que vos muscles se relâchent.
Si la contraction est vraiment douloureuse, réalisez un étirement passif quelques secondes sur le muscle douloureux, puis
repassez progressivement de la marche à la course. Ces problèmes sont souvent le résultat d’une hydratation mal gérée, alors
n’oubliez jamais de boire régulièrement, y compris lors de vos entraînements.

 
15. Que faire si je me sens fatigué lors de ma préparation ?
Dans la mesure du possible, de votre emploi du temps, de vos charges, respectez nos plans de préparation qui alternent au
mieux séances et récupération. Évitez de faire deux séances intenses deux jours de suite, car il faut récupérer en endurance
après une séance éprouvante. Si malgré tout vous ressentez une fatigue anormale, annulez votre séance. Votre préparation n’en
sera pas altérée, au contraire, vous repartirez reposé et remotivé. Enfin, veillez à avoir un sommeil réparateur en vous couchant
et en vous réveillant à des heures fixes durant ces dix semaines.

COMMENT FAIRE POUR LES RUNNERS EN HIVER.

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COURIR EN HIVER

 

 
Quelques conseils running pour bien courir en hiver aujourd’hui. Car, courir dans le froid ce n’est pas aussi compliqué qu’on peut l’imaginer ! Et puis c’est un impératif pour qui veut progresser en course à pied. Le running est un sport où régularité et progressivité sont des fondamentaux, l’hiver doit donc faire partie intégrante de la saison sportive. Soyons clairs, l’hiver n’est pas la saison la plus agréable pour courir ! Mais puisqu’on doit s’y faire, je vais vous montrer qu’en respectant quelques règles, on peut réussir à oublier le froid et à se faire plaisir en courant, même avec des températures négatives !

Comment peut-on courir dans le froid ?

Là est le cœur du problème. On peut courir dans à peu près toutes les conditions si on a un équipement running adapté aux conditions que l’on va rencontrer. Tiens regardez, il y a même un marathon du Pôle Nord ! Ok c’est un peu extrême. Mais c’est possible ! Je vis au Québec depuis 2 ans, les hivers y sont rudes et pourtant, je n’ai pas arrêté de courir l’hiver dernier, loin de là. Si mes séances intenses se faisaient sur tapis de course, courir dans le froid ne me faisait pas peur pour toute la partie développement de l’endurance fondamentale. J’y ai même pris beaucoup de plaisir au final et j’explose mes records personnels au Printemps !

 

Penser aux zones stratégiques pour courir dans la froid

Une fois que la sensation de froid est installée, difficile de s’en débarrasser et la sortie running hivernale peut devenir désagréable. Savez-vous que le froid touche d’abord les extrémités ? Le froid diminue l’afflux sanguin dans les extrémités et l’afflux sanguin permet de réchauffer les extrémités. Vous voyez le cercle vicieux ? Mieux vaut les protéger à tout prix, ça réglera bien des soucis avec le froid et rendra le fait de courir en hiver bien plus facile !

– La tête : La déperdition de chaleur se fait principalement par la tête (environ 30% de la perte de chaleur totale !) donc l’hiver c’est bandeau ou bonnet obligatoire .

– Les mains : Avoir les mains gelées en courant fait partie de ces choses vraiment très désagréables. Avoir des gants, et des bons, est donc un impératif– Les pieds : Ne pas oublier les pieds, une bonne paire de chaussettes peut parfois vous épargner les ennuis ! Là encore, il y a des basiques qui peuvent éviter les problèmes. J’utilise aussi des paires de chaussettes spécifiques au trail! Une autre bonne option pour vos pieds lorsque vous avez à courir dans la neige ou dans la gadoue, une paire de chaussure de trail Gore-Tex

 

 

 

 

Courir en hiver avec la technique des trois couches

OK vous avez désormais les basiques pour éviter de perdre bêtement votre chaleur corporelle. Mais le reste du corps doit bien-sûr être lui aussi au cœur de votre attention pour pourvoir courir en hiver tout en profitant. Et pour le corps, l’équipement pour courir dans le froid repose sur la technique des trois couches. Pourquoi trois couches et pas deux ? Car avec trois couches, on a deux zones « tampon » entre les couches de vêtements qui vont permettre d’isoler le corps de l’air froid. Ces zones tampons vont contenir de l’air que vous aurez chauffé avec votre effort. Et comme pour les fenêtres, l’air est un des meilleurs isolants qu’il soit. Donc porter trois couches, c’est un peu comme porter une fenêtre triple vitrage sur soi !

– Première couche : Vêtement seconde peau. On va ici chercher un vêtement technique moulant pour garder la chaleur au plus prêt du corps. Lorsqu’il fait légèrement froid, on peut opter pour une seconde peau classique,

– Seconde couche : Vêtement isolant. Ici, la logique voudrait que je vous indique d’opter pour un vêtement isolant du type Craft, que je porte sur la photo ci-dessus. Je n’en ferai rien. Autant je trouve que l’on peut à peu prêt tous se retrouver dans le choix d’une première couche, autant c’est beaucoup plus complexe pour celles-ci. N’étant pas très frileux, je me contente souvent d’un T-shirt respirant que j’utilise en première couche au Printemps venu. Certains auront plutôt besoin d’une deuxième couche doublée de polaire pour un effet thermique important. chacun est différent, chaque région a des conditions climatiques différentes, ne cherchons pas à rentrer dans un moule, choisissons ce qui convions le mieux à notre besoin !

– Troisième couche : Veste de protection contre les éléments. Courir en hiver c’est souvent accompagné de pluie ou de neige, l’idéal est donc d’avoir une veste imperméable. Et pour le vent, une veste de type windstopper est un plus… Certaines combinent ces deux éléments. L’important est d’en avoir une, de bien vous sentir dedans et encore une fois d’avoir une veste qui correspond à votre profil de coureur et aux conditions que vous rencontrez le plus souvent chez vous

Les conditions sont terribles ? La technique des trois couches peut-être transformée en ce qu’on appelle la technique de l’oignon en ajoutant des couches intermédiaires supplémentaires pour isoler encore plus votre corps de l’air extérieur.

 

Et le bas alors ?

Concernant l’équipement pour le bas du corps, je suis assez minimaliste. Ce n’est en général pas aux jambes que j’ai froid .

Pour ceux qui en veulent plus car ils ont froid en collant, il y a beaucoup de choix dans les collants chauds, toutes les marques en fond, de quoi trouver son bonheur.

Courir en hiver oui, mais bien équipé

SPORTIFS: il est essentiel de consulter régulièrement un PODOLOGUE DU SPORT : pourquoi ?

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SPORTIFS: il est essentiel de consulter régulièrement un PODOLOGUE DU SPORT : pourquoi ?

 par Jean Jacques Menuet

La médecine du sport est complexe; Il faut avant  tout mener des réflexions sur la PREVENTION des lésions. Le travail d’équipe est ESSENTIEL: le médecin traitant, le médecin du sport, des conseils en nutrition, un kiné du sport, un ostéopathe aguerri dans ses techniques, et le PODOLOGUE DU SPORT; bien sûr la relation entre le sportif et son entraîneur doit rester au centre de la préparation et du suivi du sportif.

Voici un résumé de ce que peut apporter un suivi régulier auprès d’un PODOLOGUE DU SPORT, dont je conseille l’avis à TOUS les sportifs, même un sportif d’âge mûr, et quelque soit le niveau sportif.

Mon expérience de terrain m’amène à AFFIRMER que de (trop) nombreuses lésions sont en relation directe avec un problème de pieds.

Je conseille aussi la lecture sur ce site d’un article sur les ampoules: http://www.medecinedusportconseils.com/2010/04/29/les-ampoules-des-pieds-comment-les-eviter-comment-les-soigner/

Ce problème de pieds peut être « statique » (au repos) ou « dynamique » (à l’effort) car bien évidemment à l’effort la gestuelle du pied, de la cheville, du genou, du bassin, du rachis, des épaules met en mouvement la « posture » du corps dans son entier (chaînes musculaires et ligamentaires, etc., je ne détaille pas)

Donc bien évidemment le bilan podologique ne peut se concevoir QU’A L’EFFORT (c’est comme si on faisait passer un test d’effort à un sportif assis sur une chaise : ça ne sert à rien, c’est une évidence)

Les podologues DU  SPORT sont équipés de matériel qui analyse la dynamique du pied, des jambes PENDANT L’EFFORT (plateaux de marche, home traîneur et le cycliste vient avec SON vélo)

Il ne s’agit pas de remettre en cause la compétence des Podologues qui n’ont pas la qualification de podologue du sport. Mais le sportif ne limite pas son activité à la station debout : il marche, il court, il roule, il saute !!!!

Combien de fois un problème de genou chez un sportif est en relation DIRECTE avec une inégalité de longueur des membres inférieurs ou un trouble statique OU dynamique de pieds, c’est du QUOTIDIEN pour le médecin du sport.

Les raisons qui me semblent relever d’une consultation chez un PODOLOGUE du sport me semblent nombreuses si bien que j’irais jusqu’à dire que tout sportif qui se sert de ses pieds doit consulter une fois par an un Podologue du sport ; essayons de lister les indications :

Sportif en surpoids qui par exemple affaisse ses voutes plantaires.

Trouble rhumatologiques chez un sportif d’âge mûr, arthrose, etc.

TOUTE pathologie et toute gêne ou douleur ressentie au niveau des pieds, chevilles, genoux, bassin, dos, jusqu’au rachis cervical.

Conseils pour le choix des chaussures, adaptées à la morphologie du pied et à la dynamique (« supinateur » c’est à dire semelles usées à l’extérieur, « pronateur » c’est à dire semelles usées à l’intérieur, ou « universel »)

Prévention et soins des mycoses, verrues, ongles incarnés, zones d’hyperkératose, onychomycoses (« champignons » au niveau des ongles), prévention et conseils pour les hématomes sous les ongles, zones exposées au risque d’ampoules, soins des ampoules, prévention et soins chez le sportif diabétique, etc. etc.

La conception éventuelle de semelles orthopédiques adaptées à chaque sportif : amélioration de l’amorti, correction d’un trouble statique ou dynamique pour participer au traitement d’une tendinopathie, d’un syndrome rotulien, d’un problème de dos, d’une inégalité de longueur des membres inférieurs, etc. etc. etc. PAR EXEMPLE UNE TENDINITE d’Achille, du pied, d’une cheville, d’un genou, d’une hanche NE SE SOIGNE PAS A COUPS D’ANTI-INFLAMMATOIRES SANS AVOIR RECHERCHE TOUTES LES CAUSES POSSIBLES, et le bilan podologique statique ET dynamique doit faire partie du BILAN GLOBAL : AVANT  TOUT on soigne la CAUSE de la tendinite

Conseils d’hygiène du pied : comment laver les pieds, les essuyer, les sécher, les masser, etc. etc.

Accompagnement thérapeutique dans les suites d’une entorse, d’une chirurgie.

Les conseils de « préparation » avant  un objectif sportif : choix des chaussures, des chaussettes, tannage préventif, prévention par rapport au sable, à la chaleur ou au froid, etc. etc.

Conseils et prise en charge d’une insuffisance veineuse des membres inférieurs.

J’ai probablement oublié d’autres indications, mais il est parfois exaspérant de constater que de trop nombreux soucis chez le sportif auraient pu être  évités si une consultation chez un Podologue du sport avait été prescrite.

Certains sportifs objecteront que le prix d’une consultation et de la confection de semelles thermoformées cela représente un coût financier certain…. oui je suis d’accord ; mais …. combien coûte une bonne paire de chaussures de sport, combien coûte le dernier gadget à la mode (je ne citerais que le « fameux » bracelet…) Le plus souvent cette consultation et la confection de semelles n’est pas plus chère que chez un Podologue qui n’est pas spécialisé en podologie du sport et de façon constante le sportif sera surpris de la durée de la consultation (plus d’une demi-heure)

J’insiste régulièrement sur la notion que c’est surtout pendant l’intersaison qu’il faut consulter le Podologue (tout comme l’ophtalmo, le dermato, le dentiste, etc)

J’ajouterai enfin que très souvent le Podologue du sport pratique lui-même en loisir ou en compétition une activité sportive; il est alors facile pour un sportif de s’orienter plutôt vers un Podologue qui fait du vélo, ou du triathlon, ou de la course à pied, ou encore du tennis, etc.  Les soins n’en seront que plus adaptés.

Vous aurez bien compris que l’objectif de cet article est de justifier l’intérêt de cette consultation (à prescrire par votre médecin) à titre préventif et thérapeutique chez la plupart des sportifs

jfverloove

antonypodologie.fr